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La Glorieuse Parade

Film de Michael Curtiz Biopic et comédie musicale 2 h 06 min 29 mai 1942

La vie de George M. Cohan, de ses premiers pas sur scène jusqu'à son triomphe à Broadway grâce à ses chants et ses danses.

Franchement, d'emblée, ça faisait un peu peur, un biopic sur George M. Cohan, star de broadway réputé pour son allant patriotique réalisé en 1942, c'est toujours délicat comme mélange...

C'était sans compter sur les deux atouts majeurs du film, Curtiz et Cagney, qui transportent l'histoire bien au-delà de la gentillette propagande attendue.

En réalité, la vie de cet Irlandais d'origine né un 4 juillet le drapeau à la main et qui finira par être l'auteur de l'hymne officiel de la première guerre mondiale est comme d'ordinaire chouette comme tout. Ca commence comme une biographie d'un Marx Brother, il y a les tournées en famille, avec Papa (Walter Huston, merveilleux comme toujours), Maman (11 ans plus jeune que son fils, mais restons courtois), la soeur (la vraie soeur de Cagney) et le petit monstre (enfant, joué par le premier Robin de l'histoire de Batman : Douglas Croft, sorte de bouille insupportablement frisottée dans le genre de Freddie Bartholomew), c'est la merveille du music-hall en province avec les claquettes et la plus jeune skirt dancer des Etats-Unis en prime... Ca chante et ça virevolte et ça bouffe de la vache enragée les bons jours dans des pensions miteuses...

Notre héros est tout sauf un compositeur de génie, c'est un américain moyen avec des goûts d'américain moyen et ça se voit, c'est d'ailleurs tout l'intérêt du film, quelque chose d'assez simple et presque naïf qui permet de donner une photographie assez révélatrice de soixante années d'un pays qui se cherche une unité et qui la trouve probablement plus facilement au spectacle du coin que nulle part ailleurs.

Cagney, oscarisé pour le rôle, est absolument renversant, il s'impose probablement plus par sa vigueur physique que par sa grâce, mais le résultat est bien là, il incarne à merveille cette tête de mule et donne à tous les numéros la cachet suffisant pour les rendre agréables même dans des morceaux de moyenne facture...

Et de tout ça, Curtiz nous donne un film très réussi, sublimé par le travail de James Wong Howe à la photographie et qui dépasse allègrement ses petites velléités patriotiques par l'intérêt historique qu'elles entrainent.

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