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Short Peace

Long-métrage d'animation de Hiroaki Ando, Hajime Katoki, Katsuhiro Ôtomo... Animation, fantastique, science-fiction 1 h 08 min 20 juillet 2013

Film omnibus composé de 4 courts métrages supervisé par Katsuhiro Ōtomo. Il reprend le titre du manga Short Peace édité au Japon en 1979.

Un omnibus composé de trois récits féodaux et un futuriste à l’ombre du Fuji-san, chacun dans des univers graphiques très différents. La note globale a assez peu de sens alors voici dans le détail :

Tsukumo (Possessions) de Shuhei Morita Au XVIIIème siècle, un voyageur surpris la nuit par une tempête trouve refuge dans un petit sanctuaire isolé au milieu de la forêt. Entre rêve et réalité il va faire une série de rencontres étonnantes au cours desquelles il devra mettre en pratique tout son savoir-faire d’artisan. Un conte surprenant à l’esthétisme tranché entre l’univers sombre et nocturne de la forêt et celui plus magique et coloré du sanctuaire. Une ambiance qui alterne entre le menaçant et le souriant avec des jeux de formes et de couleurs riches et variées. C’est très beau, notamment la séquence des ombrelles. Note : 7

Hi-no-youjin (Combustible) de Katsuhiro Otomo Une tragédie romantique. Empêchée d’épouser son amour d’enfance puis forcée de subir des noces arrangées qui la désespère, une jeune fille laisse se propager un feu qu’elle a déclenché accidentellement dans sa chambre. Les flammes gagnent vite la maison puis la ville. Son amoureux accourt parmi les sauveteurs mais ce ne sera que pour la revoir une dernière fois avant qu’elle ne soit emportée par le brasier. Simplement sublime. Au-delà de l’histoire belle et bouleversante, ce court est avant tout un régal visuel. L’idée de départ est particulièrement originale puisque Katsuhiro Otomo reprend le principe du makimono, le rouleau d’estampe horizontal. Le film débute par l’ouverture du rouleau qui se déroule doucement sous nos yeux, nous faisant découvrir l’histoire à travers des personnages et des décors d’estampe qui prennent vie. Un mélange parfait de l‘animation moderne et de l’estampe traditionnelle. Chaque séquence est esthétiquement bluffante. Une très belle réussite entre cinéma et peinture. Ce film vaut à lui seul d’aller voir Short Peace. Note : 9

Gambo de Hiroaki Ando Une fillette dont la famille vient d’être décimée par un monstre sanguinaire devient l’amie d’un ours blanc qui la prend sous sa protection. Un combat à mort s’engage entre d’un côté l’ours blanc et des samouraïs et de l’autre l‘horrible créature. Une histoire originale qui mêle des éléments très disparates dans un Japon féodal : un monstre venu d’ailleurs, un ours blanc albinos et un chrétien autour d’une fille de paysans. L’ensemble est assez étrange mais le film trouve sa cohérence dans l’enchainement des événements. L’esthétisme est assez séduisant avec un style un peu crayonné qui donne une vraie patte aux expressions des personnages. Un film violent et riche en hémoglobine. Note : 6

Bubi yo Saraba (A farewell to arms) de Hajime Katoki Dans le futur, quatre soldats d’une force de maintien de la paix affrontent des machines de guerre dans une ville désertée et dévastée par un conflit. Hormis quelques plans assez beaux dans une séquence en sous-sol, ce film est essentiellement consacré à des scènes de combats. Assez bourrin. Note : 3

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