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Rape Zombie: Lust of the Dead 2

Film de Naoyuki Tomomatsu Épouvante-Horreur et action 1 h 07 min 3 mai 2013

Un virus foudroyant transforme tous les hommes en zombies violeurs. Quelques survivantes se barricadent alors dans une petite maison en dehors de la ville...

Johnny le Journaliste : C'est après un petit séjour dans la ville qu'on surnomme La Belle Endormie, que nous accueillons fièrement aujourd'hui l'animal le plus glucose de l'hexagone : Alex la Biche, aussi couramment appelé «bibiche», «la bitch» ou «gros bâtard». Nous sommes tout naturellement heureux d'avoir cette star à nos côtés, et donc avant de commencer, nous aimerions savoir comment s'est passé ce voyage à Bordeaux ?

Alex la Biche : Bien le bonsoir jeune journaliste innocent. Tout d'abord, je tiens à dire que j'ai apprécié comme il se doit mon séjour à La Belle Endormie, sauf que c'était La Belle Endormie du pauvre : Nantes. Donc rien à voir avec Bordeaux. Cette ville on la surnomme d'ailleurs plus «La Cité des Ducs». Et croyez moi que ce dernier surnom mériterait bien un petit mot supplémentaire, à mon humble avis.

J : Où voulez-vous en venir ? La légende Nantaise est-elle donc vraie ?

A : Pour tout vous dire, je suis à peine arrivé à 18h qu'il y avait déjà un Nantais, petit et barbu si je me souviens bien, qui avait entamé un demi-pack de bière. Mais cela ne vous regarde pas. D'autant plus, que quelques temps après… Euh... cela ne vous regarde pas ! Puis que je sache, je suis là pour parler septième art !

J : Bien entendu Alex la Biche. De quel film allez-vous donc nous parler ?

A : Rape Zombie: Lust of the Dead 2

J : Excusez-moi je m'adresse bien à Alex la Biche, pas à ces sadomasochistes d'el-thedeath ou Fosca ?

A : Oui c'est bien moi. Mais je tiens à replacer les choses dans le contexte. Il n'y avait qu'Okrutt et Petitbarbu (tout ressemblance avec la personne abordée précédemment est le fruit du hasard) qui avaient persévéré à rester le lendemain. D'un commun accord, il fallait regarder un film. Le plus dur était de le choisir. Il fallait choisir un film assez léger donc. D'un coup, le souvenir d'une critique de Fosca me monte en tête. C'est décidé : il faut voir Rape Zombie: Lust of the Dead.

J : Mais ce film est un nanar pornographique si je ne m'abuse ?

A : Non tu ne t'abuses point. J'étais moi-même réticent au départ quand j'ai évoqué ce film pour la rigolade. Mais Okrutt nous a sorti un truc du genre «moi je veux le voir, la critique de Fosca était drôle ! », avant d'ajouter «En plus, j'adore regarder des nanars porno avec des copains».

J : Mais c'est à propos du deuxième volet que vous allez porter votre légendaire analyse ?

A : Pour tout vous dire, PetitBarbu est un peu handicapé, et nous a servi le deuxième effectivement. En même temps il manie moins bien la technologie que Gérard_Rocher, pour dire.

J : Bon tu nous en parles bientôt de ce fichu film de merde gros bâtard ?

A : Alors Rape Zombie: Lust of the Dead 2 est un film post-apocalyptique qui se déroule à Tokyo. Un virus contamine les hommes. Ils deviennent zombies. Ils violent des japonaises. Et c'était sympa. Voilà, merci pour votre attention et à bientôt !

...

J : Très drôle comme d'habitude, mais je vous en prie, apportez-nous une critique, une analyse, du concret. Je suis sûr que ça ne se contente pas de zombies à gros zizis qui violent des nippones sexy.

A : Bien sûr que non pardi ! Il y a également des robots à nichons lance-flammes, un Zombie-Méga-Teub ainsi que des no-life japonais en manque de sexe. D'ailleurs si je ne m'abuse, je dirai que ces otakus, ayant échappé au virus grâce à leur cloisonnement, sont l'élément d'une riche réflexion.

J : La Biche êtes-vous bourré ?

A : Non, non ! Le cloisonnement de ces derniers fait qu'ils demeurent puceaux, et ne sont donc pas contaminés. Cependant ils disposent des mêmes pulsions que les zombies, qu'étaient autrefois des gens «qui sortaient», «qui niquaient» . Par là, le cinéaste nous dit que chaque homme à ses pulsions, assouvies ou non. Je dirai même plus, que ces otakus s'identifient à ce Zombie-Méga-Teub. Zombi-Méga-Teub c'est un peu un archétype de l'acteur pornographique masculin. Du coup, ces puceaux veulent faire la même chose que lui. Ils sont bercés et influencés par le porno. C'est très intéressant.

J : Tu m'en diras tant. Et il y a des fellations méga-teub ? Moi j'aime bien ça.

A : Du tout, du moins pas dans ce volet, mais il paraît que dans la suite, le Zombie-Méga-Teub a la bite qu'éclot tel un petit pétunia au soleil. Si jamais t'aimes bien la jardinerie. Sinon pour aller plus loin, il y a même la question de la surpopulation qu'est abordée, d'un œil critique, à propos de la disproportion d'hommes par rapports aux femmes à cause de la limitation des naissances. En effet, le film montre que ce manque de femmes est un véritable problème, et que c'est donc normal de se servir de gré ou de force de son engin naturel. Les otakus sont influencés par le porno' jusqu'au bout, et c'est d'ailleurs pour ça que quand on va sur internet, on trouve des vidéos bizarres avec des japonaises touffues. Et c'est très clairement montré dans la scène du zombie sur le lit d’hôpital, qui délivre un discours incroyable. Que dis-je ? Un monologue aussi intelligent et convaincant que l'était celui de Chaplin dans Le Dictateur !

J : C'est donc un film dont le fond prime sur la forme ?

A : A vrai dire non, cela reste avant tout un film ayant pour but de divertir, où l'action ringarde domine pour un second degré fort plaisant. Un vrai trip adressé aux geeks avec des effets spéciaux pourris et des fonds verts à faire jalouser ma moquette. Puis bien qu'il ne soit finalement qu'érotique, le côté sexuel n'est pas mal non plus. Surtout quand c'est lesbien. Et avec des militaires. Et… hum… Euh je dois vous laisser, je vais aller me faire une petite…

J : Une petite quoi ?

A : Une petite. Juste une petite

J : … Une conclusion peut-être ?

A : Rape Zombie: Lust of the Dead 2 est un très bon nanar malsain avec une réalisation ambitieuse qui marque par sa volonté alors que c'est naze. Mais c'est surtout un film vachement cool dans sa nullité si l'on dispose d'un certain recul, ou de lubrifiant.

Petit Barbu : Et en plus, c'est une bien belle critique sociale !

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