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Le Rivage oublié

Film de Anthony Harvey Comédie romantique et policier 1 h 38 min 9 juin 1971

Avec George C. Scott, Joanne Woodward, Jack Gilford

Justin Playfair se prend pour Sherlock Holmes depuis la mort de sa femme. Lorsque son frère Blevins veut le placer dans un hôpital psychiatrique, Justin se fait remarquer de la psychiatre par son attirail du célèbre détective et son esprit de déduction. Lorsque Justin apprend que la psychiatre...

Il n'y a pas grand chose à raconter sur Le rivage oublié de peur de gâcher tout l'effet de surprise qu'un visionnage à l'aveugle apporte au spectateur médusé avec son lot d'exclamations d'incrédulité et ses gloussements d'hébétude...

Je pourrais vous dire tout de même que c'est l'histoire d'un juriste devenu fou de douleur qui se prend pour Sherlock Holmes dans un New-York 70s et qui entraîne dans une enquête implacable sa psy joliment interprétée par Joanne Woodward, mais ce ne serait pas tout à fait la vérité.

Je pourrais vous raconter sans pudeur tout le film mais de toutes façons vous ne me croiriez pas.

Je pourrais vous promettre sans me renier que George C. Scott est une fois de plus absolument parfait dans le rôle et que parvenir à nous faire croire à un rôle pareil est une preuve supplémentaire de son génie inimitable.

Je pourrais reconnaître que la réalisation est accessoire, le montage faiblard et la photographie douteuse et préciser après que l'on s'en contrecarre le coquillard sur le rythme de la Paimpolaise.

Je pourrais discrètement signaler parmi les dix-huitièmes rôles la présence impayable de F. Murray Abraham et de M. Emmet Walsh, les deux plus célèbres prénoms initialisés du cinéma récent.

Je pourrais vous faire la louange de cette déclaration d'amour aux paumés, aux parias, aux déclassés en tous genres et que peut-être le film est autre chose qu'une simple comédie parodique mais il y a une chance sur deux pour que cela ne vous émeuve pas plus que ça.

Je pourrais vous dire qu'il y a dans ce film à la fois Doux, dur et dingue, les Blues Brothers, l'armée des douze singes et le journal de Bridget Jones.

Je pourrais vous dire que c'est un film pour les vieux bougons au coeur tendre et pas forcément pour les petits étourneaux amateurs de bodybuildés en collants latex. Je mise deux cacahouètes sur une note acceptable de Guyness par exemple.

Je pourrais regretter au passage de ne pas pouvoir remercier convenablement Limguela qui m'a fait découvrir ce film et conchier au passage le pleutre délateur qui l'empêche d'être parmi nous mais ce serait probablement lui faire trop d'honneur.

Je pourrais vous dire que c'est triste les films cultes oubliés et qu'il faut toujours leur redonner une chance.

Je pourrais vous dire qu'il y a dedans une des plus belle déclaration d'amour au western et la plus chouette salle de cinoche du monde.

Mais parfois, il y a des choses si jolies qu'elles gagnent à rester secrètes de peur de les voir souiller irrémédiablement par des regards qui ne savent plus voir.

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