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Gwendoline

Film de Just Jaeckin Érotique et aventure 1 h 45 min 8 février 1984

Avec Tawny Kitaen, Brent Huff, Zabou Breitman

Gwendoline, accompagnée de sa bonne amie française et du mercenaire Willard, part à l'aventure dans la jungle puis le désert pour capturer un papillon recherché par son vieux père disparu lors de sa quête scientifique. Ils vont finir par trouver le royaume souterrain de Yik-Yak, une société...

En 1984, Just Jeackin signe ce qui sera son dernier film, adapté d'une bande dessinée des années 1940, et qui se veut de l'aventure. Une jeune femme, accompagnée de sa demoiselle de compagnie, se met en quête d'un papillon rare à cause de qui son père serait disparu. Pour mener ce projet à bien, elle part dans de lointaines contrées, en Asie, et trouve un aventurier qui va l'aider à sa mission, aussi périlleuse soit-elle.

Je ne connaissais pas du tout de ce film, orné d'une réputation de nanar absolu, et s'il y a effectivement des moments assez gênants, j'en suis ressorti plutôt satisfait. Car il s'agit avant tout d'un film d'aventures à l'ancienne, avec l'aventurier beau gosse (Brent Huff), la jeune femme plutôt naïve (la fameuse Gwendoline, jouée par Tawny Kitaen), et son assistante, incarnée par Zabou (sans son nom, Breitman). Ça me rappelle ce que je voyais dans la série des O.S.S. 117, celle des années 1960, où on voit très bien ce qui factice ou réel, avec l'homme qui est souvent un acteur étranger, des filles très belles, mais qui reflétaient l'aventure. On retrouve un peu cet esprit dans Gwendoline, à ceci près que c'est davantage érotique. Ce n'est sans doute pas pour rien que Just Jaeckin est derrière la caméra, lui qui a souvent sublimé le corps des femmes, et ici, il est servi, tant il est vrai que celles-ci sont visibles dans leur plus simple appareil. Pas au niveau du sexe, mais on voit bien les poitrines et les fesses, un peu de manière gratuite il faut l'avouer, mais ça n'est jamais vulgaire. Et surtout, ce qu'il en ressort, c'est une certaine joie communicative de tout le monde à être là, que le résultat soit bon ou pas. Je pense en particulier à Bernadette Lafont, la méchante de l'histoire qui reste habillée, mais porte les tenues et coupes de cheveux les plus extravagantes, et semble en faire des caisses avec délectation. Il y a aussi tout un travail sur les décors, quand le trio va se retrouver au cœur de la base de la méchante, ce qui achève de rendre Gwendoline plus intéressant qu'il n'y parait. Certes, je ne me relèverais pas la nuit en pensant au jeu approximatif des acteurs, au cache-sexe visible de Brent Huff quand il va se faire arracher son slip en cuir (mais oui !), ou à la naïveté parfois embarrassante du personnage de Gwendoline. Mais ça sera malgré tout le dernier film réalisé par Just, lequel s'orientera vers la sculpture, sans doute lassé de se faire allumer à chaque fois par la critique. Dommage, car il y avait là un véritable talent visuel, dont Gwendoline en fait incontestablement partie.

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