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Les Mille Merveilles de l'univers

Film de Jean-Michel Roux Drame et fantastique 1 h 21 min 16 juillet 1997

Avec Chick Ortega, Julie Delpy, James Hyndman

La peur d'une invasion extraterrestre s'empare de l'humanité quand, pour la première fois de son histoire, la Terre capte un message codé en provenance de l'espace. Quelques mois plus tard, les habitants d'une ville portuaire disparaissent brusquement. Les responsables militaires et politiques...

Le genre de film qui te fait comprendre pourquoi le cinéma de Science-fiction français est sinistré, de manière sèche et brutale. On dirait presque qu'il a été conçu pour montrer toutes les tares à ne pas reproduire : - une esthétique hideuse très typée Europe de l'Est (à la Enki Bilal?) malgré un tournage au Canada. Mais avec un réalisateur français même une ville marocaine ressemble à la Roumanie (Furia). - un grand nombre d'idées "d'auteurs" pseudo subversives sur le genre et les militaires (dont le général "Tabernawak") mais qui font hyper ridicules représentées à l'écran. - beaucoup de scènes grotesques font douter le spectateur sur les intentions du réalisateur : 1er degré permanent, touches d'humour foireuses, nanar volontaire? En tout cas on en rit... - un casting genre "on a voulu faire Hollywoodien mais on n'a pas trouvé de Ricains", donc c'est à Tcheky Karyo et Maria De Medeiros de se ridiculiser en compagnie de Julie Delpy. C'est très dur de rester digne quand on reçoit des rôles pareils. Maria De Medeiros incarne une dictateur incapable de voir un complot contre une ville, malgré l'apparition de pouvoirs parapsychologiques (hypnose, médium, téléportation) quand il en vient l'idée au scénariste. - L'histoire en elle-même fait très : "tout ça pour ça!" Je ne vais pas la détailler vu que c'est un bordel permanent, mais les mille merveilles promises sont en fait le nom d'un bar à putes. Et il y a un twist qu'on ne voit pas venir sans 4 références insistantes dans les 20 premières minutes avant qu'on accuse les extraterrestres. - La réalisation est discrète, trop discrète. Malgré l'attrait de ses scènes ridicules qui arrivent comme un cheveu sur une soupe et l'1h30 réglementaire on s'y ennuie facilement. Pour meubler entre chaque scène on voit Tcheky Karyo sur une civière en flash forward pendant 10 secondes. Au bout de la 10ème fois ça lasse... - La seule vraie raison qui m'avait poussée à voir ce film était Pascale Bussières. Sa première expérience française n'est pas la pire (oh il existe plus atroce) mais est à l'image de sa carrière chez nous : rôle de troisième plan ridicule et enlaidie par l'équipe de tournage (ici surtout la costumière). Je ne sais pas ce qui coince chez certains tocards (son origine québécoise, son physique assez androgyne, son manque de relations...) mais il faudrait les soigner!

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