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Ghost in the Shell Arise : Border 3

Téléfilm de Kazuchika Kise Animation, action et science-fiction 55 min 28 juin 2014

Avec Maaya Sakamoto, Ikkyu Juku, Ken'ichirô Matsuda

Ghost in the Shell : Arise est un ensemble de 4 films qui racontent l'histoire de Mokoto Kusanagi et de comment elle a rejoint la section 9. On la découvre plus jeune, depuis sa précédente occupation jusqu'au recrutement de l'ensemble des membres de son équipe.

Après deux films, Ghost in the Shell Arise n’avait pas encore réussi à provoquer l’unanimité, notamment auprès des fans. Ce troisième opus, Ghost Tears, est une nouvelle tentative mitigée, mais contrairement à ses prédécesseurs, elle apporte sur la table une sous-intrigue plutôt neuve.

En effet dans Ghost Tears, une bonne partie du scénario est consacré à la vie sentimentale du Major. On ne peut pas dire que cet aspect ait été complètement absent de la franchise mais jusqu’ici, la vie privée de Motoko restait en grande partie mystérieuse, avec juste quelques scènes intrigantes pour attiser la curiosité et une approche subtile durant la deuxième série. Ce n’est pas vraiment le cas ici, le film donne un ton intime dès le départ et l’ensemble de l’histoire va mettre en avant le couple, relativement sérieux, qu’a formé notre héroïne avec un nouveau venu, Akira Hose.

Vu mes critiques sur les précédents films, je serais bien hypocrite de refuser toute touche d’originalité que pourrait apporter le reboot Arise, mais est-ce qu’elle convainc ? Je dirais qu’en partie oui; l’approche est mature et Akira Hose n’est pas un personnage raté, juste bien trop prévisible dans son rôle. Le problème avec cette relation, c’est que Motoko n’apparaît pas comme le partenaire dominant, ce qui donne lieu à des dialogues qui cassent un peu l’image de la badass de service à laquelle on était habitué.

Un point mineur dans le film mais que j’ai bien aimé, c’est l'aspect social de la cybernétisation qui avait été délaissé jusqu’ici. On peut voir lors de quelques scènes Motoko parler du choix de son corps, déjà discuté dans la série, ou du mode de vie adopté (bouffe, adoption,...) par une nouvelle «classe» cybernétisée de la société.

En dehors de ça, Arise continue de jouer sur la nostalgie avec les moqueries de Batou envers le Major, et le poing dans la figure qui s’en suit, le vieux revolver de Togusa, etc. Par contre, pour une raison incompréhensible, le scénariste a vraiment décidé de rendre Saito le personnage le plus lamentable de l’équipe : il ne pense plus qu’à dormir et manger. Juste dingue.

Comme les deux films précédents, le film se structure autour d’une nouvelle enquête séparée, jusqu’à présent, de ses prédécesseures. Le Major doit ici résoudre une affaire de contrebande d’armes, illégalement envoyés aux pays arabes pour soutenir une révolution. Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de problèmes avec cette partie de l'intrigue, complètement hachée, tant bien que mal rattachée à une enquête secondaire menée par Togusa, et surtout inutilement compliquée malgré son dénouement prévisible. Il y a également quelques points qui m’ont fait tiquer, le flingue de Motoko comme un procédé narratif forcé ou le garde-bombe envoyé de manière presque hilarante à sa mort.

Le film montre aussi quelques carences au niveau du dessin. C’était déjà le cas auparavant mais certains plans et visages m’ont particulièrement marqué cette fois-ci, on ne peut pourtant pas dire que l’action ait été impressionnante. Les musiques quant à elles sont toujours aussi peu mémorables.

Au final, même si Ghost Tears a réussi à m’intéresser davantage que Ghost Pain et Ghost Whispers grâce à un thème plus innovant, le bilan reste toujours aussi mitigé, surtout à cause des faiblesses du scénario et de son exécution.

Pour Ghost in the Shell Arise, il ne reste maintenant plus qu’à terminer en beauté si possible. A défaut de nous impressionner, j’espère que le dernier film arrivera à donner une conclusion satisfaisante.

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