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Love Steaks

Film de Jakob Lass Comédie, drame et romance 1 h 29 min 27 mars 2014

Avec Lana Cooper et Franz Rogowski

Un masseur introverti ressemblant étrangement à Joaquin Phoenix, une cuisinière expansive qui ne boit pas que de l'eau, des dialogues improvisés dans des situations qui ne le sont pas, les arrière-cuisines d'un hôtel de luxe : voici les ingrédients d'une histoire d'amour punk et sans limite. Une...

Un masseur introverti. Une cuisinière extravertie. Une rencontre dans le complexe hôtelier dans lequel tous deux travaillent. Théâtre de situations rocambolesques essentiellement improvisées, exercice ô combien périlleux mais ô combien réussi ici.

Resort comique La première chose qui frappe dans Love Steaks, œuvre allemande assez confidentielle et trouvable chez une poignée de crémeries comme Outbuster ou Netflix, c'est sa fraîcheur. Tout apparaît très naturel et spontané. Et drôle. Du comique de répétition lié à la chute constante de notre héros, aux petits jeux à la fois complices et tordus auxquels se prêtent nos deux protagonistes, l'heure et demie de film passe en un clin d'oeil plus quelques sourires. Véritable feel-good movie brassant pourtant une paire de thèmes sérieux voire graves, le film de Jakob Lass suit les tribulations du nouvel employé de l'hôtel, un masseur timide au physique rappelant un certain Joaquin Phoenix, prenant grand soin du corps de ses client(e)s - quand ce ne sont pas ces dernier(e)s qui essaient de prendre soin du sien, autrement. Les pistes musicales électro/indé ajoutent au côté «arty» de l'édifice et contribuent à la singularité de ce Love Steaks.

Le patient onglet La bande annonce m'avait intrigué et j'avais envie d'en voir plus. Je pressentais déjà une grosse dose de sensualité, impression confirmée à l'issue du visionnage. On a beau vouloir secouer Clemens par moments et mettre des claques à Lara – ou bien était-ce l'inverse ? - la complicité des deux tourtereaux est telle que rarement l'art de la suggestion en matière de sexe ne m'aura provoqué autant de bouffées de chaleur – ou bien était-ce le casque ? Il va vraiment falloir que je me procure un modèle ventilé. Ces vapeurs sont avant tout le résultat d'une narration bien ficelée, jamais crue mais vraie, avec une héroïne souvent bien cuite et son preux chevalier arrivant à point nommé pour la sauver. L'idylle tardera, car pas chaud le Clemens, toujours à cheval sur ses principes à l'heure de saisir une collègue de travail, au risque d'avoir maille à partir avec le maître d'hôtel. Toujours est-il que pour un spectateur comme moi, en quête d'originalité et de simplicité, l'ennui ne sera pas de la partie, ce qui constitue une performance en soi lorsqu'on connaît mes prédispositions en matière de cinéma.

Une très bonne découverte pour ma part, que ce Love Steaks sorti en 2013 péniblement distribué en dehors de ses terres d'origine, ai-je l'impression. Et découvert tard...tard.

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