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Be Sure to Share

Film de Sion Sono Drame 1 h 48 min 22 août 2009

Lorsque son père est hospitalisé à cause d'un cancer en phase avancée, Shiro se rend compte qu'il doit se rapprocher de lui avant qu'il ne soit trop tard. C'est alors qu'il apprend qu'il souffre lui aussi d'un cancer et pourrait mourir avant son père...

Be sure to share (2009) - ちゃんと伝える / 108 min.

Réalisateur : Sion Sono - 園子温 Acteurs principaux : Akira - あきら; Eiji Okuda - 奥田瑛二 ; Ayumi Ito - 伊藤歩 ; Keiko Takahashi - 高橋惠子. Mots-clefs : Japon ; Drame ; Deuil.

Le pitch : Shiro est un jeune homme dont le père est atteint de cancer. Tandis qu'il le visite à l'hôpital, leurs souvenirs commun lui reviennent.

Premières impressions : Grand amateur de Sion Sono depuis mes rencontres avec ses films "Love exposure" et "Guilty of romance" (à voir absolument), j'avais ce soir jeté mon dévolu sur "Be sure to share" en me basant sur le seul nom de son réalisateur. D'habitude, un film de Sion Sono est reconnaissable entre mille. Le réalisateur aime aller loin dans les allégories, dans l'étrange et se fiche pas mal des conventions du cinéma, n'hésitant pas à proposer des films de plus de deux heures et demi. Une marque de fabrique souvent mise au service d'un thème de société difficile comme le féminisme, la religion, ou le suicide.

Be sure to share fait plutôt figure d'exception. Il s'agit d'un film très intime duquel transparait l'expérience personnelle. Le film est d'ailleurs réalisé à la mémoire de son père. C'est clairement un film thérapie sur la question de la transmission entre père et fils. Sono se veut alors très classique, très japonais, tant dans la narration, les plans, le scénario que la musique. Les acteurs ne sont pas exceptionnels, mais ils font plutôt dans la sobriété, ce qui est toujours bon à prendre. La caméra est souvent posée, gardant une distance respectueuse.

Je comprends bien sûr que ce classicisme soit de bon ton et que Sono n'ait pas eu le cœur à sa fantaisie habituelle, mais je dois confesser que l'ennui m'a sérieusement guetté pendant une bonne moitié du film. Sans être mauvais, le scénario manque un peu de contraste, de profondeur, ou de passages doux-amer qui font par exemple la magie de "Notre petite soeur" de Kore-Eda. C'est qu'il ne se passe rien dans le film, ou pas grand chose. Les souvenirs paternels reviennent à Shiro sous forme de flash-back, des souvenirs simples de vie de famille ou d'école. L'effet marche plus ou moins en fonction des spectateurs. Heureusement, la dernière demi-heure est un peu plus dense et on y retrouve quelque peu la patte Sion Sono.

Manquant trop de rythme dans sa première partie, Be sure to share ne m'a hélas pas assez touché pour que je m'en souvienne dans deux mois. Je ne le conseille donc pas vraiment, mais si vous aimez l'intime et le minimaliste japonais, vous pourriez-être séduit.

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