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Blanche fesse et les 7 mains

Film de Michel Caputo Érotique 1 h 20 min 7 octobre 1981

Avec Hélène Shirley, Pierre Oudrey et Berenice

Une méchante reine, quand elle ne s’abandonne pas aux délices de l’orgie, est obsédée par sa beauté et celle de blanche neige qui commence à lui faire de l’ombre. Elle ordonne sa mise à mort. Charmé par les courbes de cette dernière, le chasseur la laisse s’enfuir en forêt, jusqu’à une communauté...

Quel film porno peut se vanter d’avoir eu un tel rayonnement ? Encore plus populaire que L’arrière train sifflera trois fois, Blanche fesse et les 7 mains est un mythe populaire du porno, tellement connu qu’on s’imaginait au final un banal divertissement érotique doublé d’une interprétation freudienne du conte en question. Il convient de rétablir immédiatement la vérité : il s’agit d’un porno hard à réserver aux amateurs endurcis du genre (sans quoi, si l’hilarité est là à chaque début de séquence porno, un silence gênant s’installe dès que la caméra se concentre sur l’anatomie détaillée de ses acteurs et actrices). Il convient de noter toutefois la pertinence de certains partis pris artistiques, comme le fait d’introniser la méchante reine comme une beauté froide qui passe le plus claire de son temps à mater ses courtisans participer à de grandes orgies festives où l’on échange du plaisir sans préjugés ni tabous. Toutefois, le désir l’emporte parfois sur la vision artistique, comme cette séquence où quatre étalons noirs bien membrés lui font découvrir ses étonnantes capacités anatomiques (une scène certes qui nous informe sur la psyché insatiable de cette reine, mais qui éclabousse de foutre sa stature de beauté frigide). On notera aussi le gros travail psychologique fait sur blanche neige, qui dans sa grande ingénuité, ignore tout des choses de l’amour. Tout juste se livre-t-elle à d’innocentes séquences d’onanisme, où l’innocence de ses chairs provoque une candide émotion. Puis elle s’enfuit en forêt avant de trouver une étrange maison. C’est là que le prince charmant entre en scène. Mais ce dernier est-il bien à la hauteur de son titre ? Ne serait-il pas un puceau naïf similaire à celui de Blanche Neige et le Chasseur ? Heureusement, une courtisane pas farouche est de service à ce moment là, et nous rassure grandement en accomplissant ses devoirs. Notre prince est prompt à sortir l’épée, et la plonge sans hésitation vers le fourreau qui lui est destiné. C’est alors que nous découvrons les nains. Timides hommes condamnés au célibat par l’injustice de la Nature, les voilà qui ont enfin l’occasion de faire d’une pierre deux coups : assurer leur mission pédagogique en complétant l’éducation de la princesse avide d’apprendre, et de bien nous montrer que c’est pas la taille qui compte, c’est la façon dont on s’en sert. Enchaînant les performances anatomiques avec un entrain communicatif, Blanche juge de l’expérience de prof, de la langue de Joyeux, du petit doigt de Simplet… Même Dormeur ose quitter son plumard pour mettre du cœur à l’ouvrage. Avec évidemment l’examen de contrôle finale avec un jury de sept examinateurs, que Blanche éblouit de savoir faire. Cependant, la reine a bientôt vent de la duperie qui lui a été faite (après deux scènes d’orgie, quand même). Elle se change donc en vieille et empoisonne une pomme au viagra. Damned ! Ce qui devait arriver arrive, Blanche tombe dans un profond sommeil. Le prince se pointe, l’embrasse, et miracle, elle revient (cette partie dramatique prend 5 minutes, parce qu’on la connaît par cœur, alors le réalisateur va à l’essentiel). Mais le prince est inquiet. Ce profond sommeil a-t-il laissé des séquelles ? Des paralysies peut-être ? Il prend le parti de vérifier consciencieusement la motricité de chaque membre, mais surtout du bassin, sous l’œil attentif des nains. Heureusement, Blanche est intacte, et pour rassurer son assistance, se livre à des performances étonnantes. Les nains, la larme à l’œil, reconnaissent bien là leurs enseignements, et leur incontestable réussite dans la construction de la princesse, désormais apte à affronter la vie et le cruel monde des hommes. Un film à réévaluer, assurément, dont le pertinent angle pornographique enrichit considérablement le médiocre conte initial…

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