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Okko et les fantômes

Long-métrage d'animation de Kitaro Kosaka Animation, aventure et fantastique 1 h 35 min 12 septembre 2018

Avec Seiran Kobayashi, Nana Mizuki, Satsumi Matsuda

Après avoir perdu ses parents dans un accident de voiture, Okko part vivre à la campagne chez sa grand-mère qui tient une auberge japonaise traditionnelle. Alors qu'elle se prépare à prendre la relève, Okko se met à voir des fantômes bienveillants.

J'annonce tout de suite, cette critique est écrite sur le vif par un amateur très peu connaisseur en animés. Mais j'ai adoré. Déjà, les conditions dans lesquelles j'ai pu voir ce film me mettaient en conditions. Projection dans le cadre du festival d'Annecy, avec une place offerte trouvée par magie dans mon tiroir de mon bureau.

En fait, c'est parce que je travaille dans une entreprise partenaire, qui a donc reçu quelques places offertes, et la respo de ces places sait que j'aime bien les dessins animés et m'en a donc passé. Mais sur le coup, c'était magique quand même

Et en plus si le festival va de Lundi à Samedi, de Mardi à Jeudi je suis à Paris, ce qui réduit largement les possibilités. Surtout si je veux rentrer à Grenoble le Week-end pour profiter de Totoro remastérise avec ma petite sœur. Je regarde donc vite fait les projections du lundi soir et vois passer ce film avec une affiche et un nom sympas. pourquoi pas ? Ça a l'air d'être un de ces tits animés sympas qui sont au bout de quelquzq mois présentés comme le nouveau héritier de Miazaki toussa toussa après avoir fait le tour des salles indépendantes dans l'indifférence. Hé bien, je ne me suis pas trompé. C'est encore un de ces animés mêlant adolescence, magie japonaise et monde moderne. Rien de particulièrement novateur ou révolutionnaire. Il ne fait que du solide. Mais il le fait bien. très bien même. On suit les aventures d'Okko, jeune fille qui travaille dans une auberge assez traditionnelle et qui voit des fantômes. Elle trouve très vite plaisir à ce travail, par la la satisfaction de voir les gens heureux de son service.

En dire plus sur l'histoire pourrait gâcher le film à certains. Du coup je vais pour l'instant rester sur le global.

Comme déjà dit, l'histoire ne révolutionne pas le genre. Les personnages sont presque caricaturaux (la pimbêche, l'ado trop d4ark, le mal élevé...) mais arrivent à évoluer au cours de l'histoire présenter plusieurs facettes (même si c'est souvent la même qui reste en avant). Plusieurs révélations se voient venir de loin, mais d'autres (dont la toute dernière) nous prennent par surprise et arrivent à nous faire mélanger larmes de joie et de tristesse. Visuellement, c'est pas révolutionnaire non plus, c'est fluide, mais reste sage. Contrairement à d'autres films du genre, il y a très peu défets visuels submergeant le spectateur. On a pas l'océan de Ponyo ou les effets temporels de Your Name. Le dessin reste dans les standards aussi, mais avec les principaux personnages enfants, notamment l'héroïne qui déteignent et semblent parfois découler d'une série animée fleuve par leur simplicité de dessin comparés aux adultes. Si au début, ça m'a dérangé, avec le temps j'ai trouvé que ça renforçait l'aspect magique et découverte du monde.

Enfin, ce qui encore augmenté l'effet de ce film sur moi, c'est mon retour, à vélo, dans la nuit, sous la pluie, dans les rues désertes des hauts d'Annecy-le-Vieux., bordées de verdure et en pente. C'était tellement cliché, je me serai cru dans un animé du même genre.

Là normalement, je voulais rajouter une réelle analyse du fil ne se privant pas de spoil. Mais je n'en n'ai pas vraiment la capacité je me rends compte. Sachez néanmoins une des révélations les plus importantes du film, mais qui aussi en fait fait partie du synopsis, c'est que l'héroïne est tout juste orpheline, ayant perdu ses parents dans un accident. Oui cela ne gâche pas vraiment le film, mais la scène de l'accident est si bien foutue que de savoir qu'elle va arriver gâche un peu la chose. De ce fait la plupart des intrigues du film vont tourner autour de la mort, du deuil, l’héroïne devant faire de deuil de ses parents, les fantômes qui l'accompagnent étant ceux d'enfants proches de ses proches, plusieurs des clients de l'auberge étant aussi dans le deuil. Mais on n'atteindre pas non plus le niveau du tombeau des lucioles. Globalement, on rie plus qu'on ne pleure, et les rares larmes de tristesse que l'on peu avoir sont diluées dans des larmes de joie des scènes adjacentes.

Au final, on ressort de ce film avec le sourire, l'envie de rendre service, pour avoir comme l'héroïne, le plaisir de faire plaisir.

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