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Running with the Devil

Film de Jason Cabell Policier, drame et thriller 1 h 35 min 20 septembre 2019

Avec Cole Hauser, Nicolas Cage, Leslie Bibb

Lorsqu’une cargaison de coca est compromise, à la consternation du chef du cartel, il commande à un autre grand trafiquant de poursuivre la chaîne d’approvisionnement. Nous suivons un homme et son épouse, ainsi que ses enfants, dans cette expédition à travers les frontières internationales.

Premier film écrit et réalisé par l'ancien Navy Seal Jason Cabell, Running with the Devil narre les mésaventures de trafiquants de drogue en Colombie, l'enquête d'une flic tenace et dresse une galerie de divers personnages tous plus oubliables les uns que les autres. Sur le papier, le scénario peut sembler intéressant, avec ses différents protagonistes liés à une sombre histoire de trafic de coke et où les destinées vont inéluctablement se rencontrer à un moment donné. À l'écran, c'est une toute autre paire de manches...

Dès l'introduction, le ton est donné : Cabell n'a aucune identité, ni visuelle ni rythmique, filmant platement ses séquences en essayant parfois de poser quelques ralentis foireux, délivrant un long-métrage apathique aux dialogues débiles et rébarbatifs ("That's what I'm talking about"), à la musique constamment inappropriée et aux personnages peu travaillés. Nous accompagnons donc huit protagonistes principaux : un trafiquant de drogue porté sur la cuisine (Nicolas Cage, sobre mais invisible), son dealer vieillissant (Laurence Fishburne dans son plus mauvais rôle) et son acolyte (Adam Goldberg), son boss (Barry Pepper, qui s'offre ici un caméo bien payé), un homme de main aussi utile qu'un parpaing à un morpion (Cole Hauser, dont la présence à l'écran reste une énigme) et face à eux deux flics (Leslie Bibb et Peter Facinelli) enquêtant sur des overdoses et sur le point de remonter jusqu'au sommet de la chaine.

Parallèlement nous suivons le mini-parcours d'un chimiste colombien (Clifton Collins Jr.) et de comment la drogue passe le pays. Sans réel rythme ni fil conducteur logique, agrémenté de séquences inutiles (Laurence Fishburne dans un peep show, Laurence Fishburne avec des putes, Laurence Fishburne, et son ex-femme...), Running with the Devil va dans tous les sens et nulle part à la fois, s'essayant d'être à la fois une itération du Savages d'Oliver Stone et du Traffic de Soderbergh avec en bonus une séquence enneigée arrivant d'on ne sait où dans laquelle Cage et Fishburne nous font part de leur talent de comédiens. Particulièrement longuet, sans aucun style narratif ni intérêt concret, le film déçoit principalement de par son inutilité et son incapacité à proposer une histoire allant un tant soit peu quelque part. Un téléfilm désagréable qu'aucune scène ne viendra sauver.

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