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Main basse sur l'eau

Documentaire de Jérôme Fritel, Seamus Haley et Patrice de Mazery 1 h 27 min décembre 2019

Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel "or bleu". Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.

L'eau est le « pétrole du siècle de la soif que sera le XXIe siècle » selon les mots du représentant du Yémen

Vu sur notre bonne chaine parlementaire: LCP, en espérant que les Députés ont eu le temps de le voir. L'eau transformée en or par les rapaces de l'eau. Les fonds vautours privatisent notre accès à l'eau. Attention, si vous aimez ce doc et qu'il vous mets en colère, les nombreux malades souffrant du syndrome du larbin vont sans doute vous traiter de "gauchistes, jaloux, aigris et losers plein de ressentiments"...etc. Un David Hall a accumulé 30 ans de preuves que la privatisation a fait augmenter les prix pour les ménages, les dividendes pour les actionnaires et leur évasion fiscal: un vrai pillage organisé par des banques faisant main basse sur l'eau comme dans un western. Sans doute aidées par les sortes de stagiaires qu'elles font élire comme Président...

"Le phénomène de la « précarité hydrique » ou « water poors » En Grande Bretagne, depuis la privatisation des compagnies de distribution, les factures ont augmenté de 40% en moyenne. Beaucoup de ménages ne peuvent pas faire face à cette flambée des prix. Un nouveau concept est apparu : on parle désormais de « water poverty »."

Le résumé de LCP est bien sûr meilleur que mon ressenti:

"Après l'or et le pétrole, voici venu le temps de la ruée vers l'eau. Les populations augmentent, l'agriculture s'étend, ajoutez à cela, la pollution et le réchauffement climatique... Partout sur le globe, la demande en eau explose. En 2050, au moins une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries d'eau chroniques... De quoi attiser les convoitises des géants de la finance qui ont décidé de s'attaquer à ce secteur en y investissant des milliards d'euros. Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank, la BNP... Les banques, les fonds de placements et les fonds spéculatifs se jettent sur tout ce qui a trait à l'eau, déjà appelée l'or bleu. Mais l'eau douce peut-elle être considérée comme une matière première au même titre que le pétrole, le charbon ou le blé ? Peut-on laisser les acteurs de ces marchés - banques et fonds d'investissements - créer des instruments financiers pour parier sur sa valeur ? Ou bien faut-il sanctuariser cette ressource pour la protéger de la finance ? De la Californie à l'Australie, de New York à Londres, cette investigation internationale raconte le combat qui oppose aujourd'hui les apôtres de la financiarisation de l'eau aux défenseurs du droit à l'eau pour tous. Les dangers d'un nouvel ordre guettent le citoyen et les Etats : de nouveaux rapports de force s'installent, l'accès à l'eau est menacé. Ce choc frontal se déroule sur plusieurs terrains : idéologique, politique, environnemental et bien sûr, économique. De son issue, dépend le sort des bientôt 10 milliards d'habitants de la planète. Car l'eau douce n'est pas une ressource infinie. Si la Terre est considérée comme un immense réservoir naturel, moins de 1% de ce stock est constitué d'eau douce, à l'état liquide, donc directement utilisable dans l'agriculture et l'industrie ou consommable par l'homme. Ce film analyse et dénonce, pour la première fois, l'irruption de nouveaux acteurs, qui ne sont pas des opérateurs industriels, et qui fonctionnent selon d'autres critères, tels que rentabilité, dividende et vision à court terme. Leur motivation n'est pas de proposer un service, quel qu'en soit le prix, mais bien de parier sur les cours, de développer des outils financiers tels que la titrisation ou les contrats à terme, en partant du principe que le marché est le meilleur garant de la gestion des ressources naturelles. Une offensive financière qui a démarré dans les années 80 et qui menace aujourd'hui la dernière ressource à avoir échappé à la loi des marchés"

LE DROIT A L'EAU: Ce doc est assez vomitif, pas de Rictus Erectus sur votre visage à sa fin! Mais il a une héroïne en la personne de MAUDE BARLOW ... même pas citée dans le dossier de presse or le doc explique que c'est grâce à elle et son équipe que:

"Le 28 juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté une résolution reconnaissant l’accès à l’eau comme un droit humain universel. 122 pays ont voté oui, 41 se sont abstenus, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie, trois pays en pointe pour transformer l’eau en une marchandise et un investissement financier".

Cette activiste, Maude Barlow, qui a réussi cet exploit, a parfois des airs de ma Dominique Blanc qui la jouera peut-être.

"La consommation d’eau par habitant Les plus gros consommateurs d’eau sont les Américains : 360 litres/jour. Un Français, lui, consomme en moyenne 150 litres d’eau/jour : 40% en toilette, 21% en sanitaire, 13% en linge, 11% en vaisselle, 6% en repas, 1% en boisson, 8% en divers. En Belgique et aux Pays-Bas, la consommation tombe à 120 litres/jour. À titre de comparaison, en Inde, elle est de 25 litres/jour. Et dans certains pays africains, elle est même inférieure à 25 litres/jour. La consommation d’eau dans le monde Selon les Nations Unies, la demande en eau va augmenter de 50% d’ici à 2030, en raison de l’augmentation de la population, de l’évolution des modes de consommation alimentaire et des besoins accrus en énergie. La pénurie d’eau affecte aujourd’hui 2 milliards d’habitants et ce chiffre risque d’augmenter selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)".

"Le prix de l’eau Depuis l’adoption de cette résolution, plusieurs organisations internationales, dont l’OCDE, poussent à l’augmentation du prix de l’eau potable, qui devrait être fixé selon les lois du marché. Selon eux, plus l’eau coûtera cher, plus les consommateurs l’économiseront. Et plus la planète sera protégée. En Australie, où seul existe un vrai marché boursier de l’eau, en septembre 2019, le prix de l'eau a explosé en raison de la sècheresse, passant de 80 $ australien (50 €) en moyenne pour le million de litre, à 800 $ australien (500 €) le million de litre."

"La défense de l’eau Les défenseurs de l’eau gratuite, ou peu chère, rétorquent que l’eau doit échapper à la logique des marchés, pour 3 raisons: -Elle est vitale. - On ne peut la remplacer par aucune autre ressource. - Parce qu'il est impossible pour le consommateur de faire jouer la concurrence : les distributeurs d'eau sont en position de monopole. Augmenter son prix revient donc à pénaliser les populations les plus démunies".

(infos de Rima Matta/Pauline Boyer : 01 55 00 70 41 / 70 40 / [email protected] / [email protected] )

Ajouts 20/08/2020: Si des tueurs du futur revenaient pour changer l'avenir sans eau sauf pour les ultra riches, qui devraient-ils éliminer? Dans Terminator, on revient du future pour éliminer celui qui tue le futur. Comme dans la série Future Man où ils cherchent à arrêter le scientifique Kronish. ___Lance Coogan est celui qui a inventé des produits financiers liés à l'eau et lancé l'OPA de la Finance sur l'eau... ___Me sont revenus des mots de l'interview d'un Willem Butler, conseiller de banques. (Il a des airs du journaliste Philippe Alexandre).

Si vous voulez que les gens utilisent moins d'eau, ils doivent le ressentir au Portefeuille. "Il faut faire payer aux gens l'eau chère pour qu'ils réalisent que chaque fois qu'ils en boivent une gorgée, ça leur coûte. SINON comment voulez vous les convaincre de moins consommer, s'ils l'ont gratis" _ Un Mike Young aussi est un bon candidat pour les Terminator du futur.

Un des moments émouvants du doc est quand un très travailleur agriculteur Australien est forcé de vendre sa ferme familiale et qu'il ressent "que les seigneurs de l'eau l'ont ramené au moyen âge et ses serfs".

...un jour peut-être, on sonnera à leur porte et ils ouvriront à un grand mec à l'oeil rouge?

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