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Vampires à La Havane

Long-métrage d'animation de Juan Padron Animation 1 h 20 min

Orgie vampirique

Ce troisième long-métrage de Padron prend naissance après le succès de Fritz The Cat, film réalisé par l'un des pères du cinéma d'animation pour adulte : Ralph Baski.

On s'attend donc à un cocktail explosif et incongru, et bien entendu, c'est le cas ! La recette est simple : blood, sex, and vampire ! En 69 minutes (je ne sais pas si c'est voulu...) Padron nous dresse une satire du capitalisme et de la politique. Ceci par le biais de deux intrigues qui se rejoindront de manière assez surprenante, pour ne pas dire ridicule.

Le personnage central est un jeune blanc-bec nommé Pepito (Pepe pour les intimes), mais officiellement Joseph Amadeus Von Dracula ! Notre Pepito vit avec son oncle un scientifique qui lui cache sa véritable nature. Cet oncle sera d'ailleurs le moteur de l'intrigue principale, puisque ce dernier a trouvé la formule permettant aux vampires de s'immuniser contre leur pire ennemi : el sol. Vous l'aurez compris, Joseph est le cobaye ayant permis le succès du travail de recherche de son tonton chéri. La seconde intrigue s'amorce puisque notre jeune Von Dracula fait partie d'un groupe de révolutionnaire luttant contre un dictateur.

Capitalismo = El mundo de vampiros

Un film engagé qui use de la satire et du burlesque pour faire passer la pilule. Il faut admettre qu'on peut facilement passer outre certaines facilités et critiques plutôt naïves, voir enfantines, étant donné qu'on savoure avec plaisir les différentes péripéties qui se succèdent. Bien entendu, notre Pepito et son oncle sont des communistes, même s'ils sont des vampires, alors que les autres vampires représentent le capitalisme. Un moyen de modérer son propos et de donner une lueur d'espoir peut-être.

Quoi qu'il en soit le film démarre véritablement quand notre scientifique qui veut offrir gratuitement sa formule au monde, se fait aborder par des représentants d'un groupe de vampire de l'élite des quatre coins de l'Europe, voulant commercialiser sa formule. Dès lors, la machine est en marche références et une bonne dose d'humour qui tâche, qui ne sera que surenchère jusqu'au dénouement. Niveau références les principales inspirations sont Nosferatu bien sûr, mais également les films de gangster . Il est donc impossible de ne pas citer Le Parrain, avec la réunion en conseil d'administration. Mais aussi Scarface avec la présence d'Al Capone, mais surtout de courses-poursuites à coup de mitraillette Thompson ! Mais bien d'autres surprises sont prévues. Malgré un humour plutôt efficace (mais qui s'estompe vite) et un scénario fragile qui tient plus ou moins par simple indulgence, cette œuvre est loin d'être aussi efficace que l'indispensable Fritz The Cat.

« Figlio di puttana ! »

Notamment par une réalisation qu'il faut admettre très pauvre... Le trait n'est pas très original, et plutôt médiocre... Dommage, car certains personnages ont quelque chose, toutefois un travail supplémentaire sur ces derniers et les détails n'auraient pas été du luxe. Le pire est sans aucun doute sur l'animation des personnages et la mise en scène qu'on désignera poliment d'approximatifs. Comme une entrave à ce carnaval qui aurait pu être agréable et jouissif, si la réalisation et la production n'avaient pas joué les troubles fêtes !

Les amateurs de films déjantés et de vampires seront plus ou moins rassasiés. Mais auront un souvenir plutôt flou après coup, comme après une soirée un peu trop arrosée de sang alcoolisé.

NB : une suite des aventures de Pepito est sortie en 2003, sous le nom : Màs vampiros en la Habana.

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